Tu bénis depuis toujours
Tu bénis depuis l’origine des temps, Seigneur.
Quand Tu as façonné la lumière et séparé les eaux,
Tu as vu que cela était bon — et Tu as béni.
À quoi sert une bénédiction, Seigneur,
si ce n’est à dire que tout vient de Toi
et que tout peut revenir à Toi dans la louange ?
Tu bénis, non pour enrichir d’or,
mais pour révéler la beauté cachée.
Tu bénis, non pour épargner l’épreuve,
mais pour habiter nos chemins et les rendre saints.
J’ai du prix à tes yeux
Une bénédiction, Seigneur,
c’est Ton souffle sur ce qui semble usé,
Ton regard posé sur ce que nous négligeons,
c’est Ta voix qui murmure : « Tu as du prix à mes yeux. »
Tu bénis l’enfant qui commence,
le vieillard qui termine,
Tu bénis les jours ordinaires et les heures de passage.
Tu bénis les maisons, les familles, les larmes, les joies.
Oui, tu ne cesses de bénir,
comme une source inépuisable qui irrigue nos terres sèches.
Mais à quoi sert une bénédiction, Seigneur,
si ce n’est à nous rappeler
que nous ne nous appartenons pas,
que nous ne sommes pas seuls,
et que rien n’est trop pauvre pour être visité par Toi ?
Tu bénis pour consacrer.
Et tu bénis pour envoyer.
Tu bénis pour relever.
Et quand Tu bénis, le ciel s’ouvre.
Alors, Seigneur, bénis encore,
bénis nos mains et nos silences,
nos combats et nos attentes,
bénis même ce que nous n’osons pas Te présenter.
Bénir à notre tour
Et rends-nous capables de bénir à notre tour.
Non pas comme des puissants qui donnent,
mais comme des pauvres qui transmettent.
Que notre parole soit bénédiction,
et que notre regard bénisse la vie de l’autre,
pour que notre présence soit paix.
Oui, Seigneur,
à quoi sert une bénédiction,
sinon à faire descendre le ciel sur la terre
et à élever la terre vers le ciel ?
Bénis-nous, encore et toujours.
Et fais de nous des signes vivants de Ta bénédiction.
Amen.
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